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Publié le 18 février 2026
Au centre de ce dispositif, l’Esplanade de la Commune de Paris s’affirme comme la pièce maîtresse du puzzle urbain. Laurent Foret, directeur de la Socaren, souligne l’intention première de désenclaver ce territoire pour le (re)connecter à son environnement immédiat, notamment le centre-ville et les secteurs en développement à l’ouest. Ce projet a franchi un cap majeur avec la démolition de 80% de l’ancienne dalle, une structure qui agissait autrefois comme une barrière physique et symbolique. En cassant cette frontière, le projet ramène la clarté du jour au rez-de-chaussée, offrant un gain immédiat en confort et en sécurité pour les usagers qui regagnent un peu plus de ciel.
Cette mutation se fait en parfaite synergie avec le projet SK, dont l’ouverture coïncidera avec la livraison du secteur sud de l’Esplanade pour créer une porte d’entrée de ville rayonnante et cohérente. Pour Téo Garcia, chargé d’opérations à la Socaren, le SK entame une phase de métamorphose décisive après avoir lancé un appel à projets d’envergure en collaboration avec le 104. L’année 2025 a été celle de la préfiguration avec l’ouverture des jardins du SK, un espace qui reste aujourd’hui un jardin public ouvert à tous. Ce lieu permet de tester les futurs usages et d’habituer les populations à fréquenter ce nouvel épicentre culturel. L’engouement est déjà palpable, comme en témoignent la dernière visite des étudiants de l’école urbaine de Sciences Po qui ont exploré ce parcours singulier mêlant les espaces d’Abraxas et la ferme urbaine.
L’ambition pour le SK a été réorientée pour affirmer un volet culturel et événementiel encore plus puissant. Si le sport quitte la programmation initiale, c’est pour laisser place à une vie nocturne et festive ambitieuse qui fait aujourd’hui défaut dans l’Est parisien. Téo Garcia précise que le lieu accueillera des spectacles vivants, des concerts et des espaces de convivialité comme des bars et restaurants. L’objectif est de transformer le SK en une destination phare du Grand Paris, capable d’attirer aussi bien les étudiants de Marne-la-Vallée que les amateurs de culture urbaine de toute la région métropolitaine.
Le mouvement s’accélère vers 2026 car cette année sera consacrée à la signature de l’exploitation. Bien que l’ouverture définitive soit projetée pour 2028, les travaux de gros œuvre ont déjà débuté fin 2025. La Socaren livrera prochainement une coque brute que le futur exploitant viendra habiller de sa programmation créative. En attendant, les jardins du SK entament leur phase 2, se repliant légèrement pour laisser place au chantier tout en continuant d’offrir une scène équipée et un espace de respiration pour le quartier.
Le Mont d’Est se fait aussi le lieu-symbole de la (ré)invention économique à travers des projets agiles. Édouard Meier, directeur général chez Pali Pali, décrit Courtine comme un projet à impact social et culturel fort, capable de générer un effet démultiplicateur sur son environnement. Après une phase d’initialisation intense, ce lieu totem de l’urbanisme transitoire s’apprête à accueillir ses premiers résidents au printemps 2026. Déjà rempli aux deux tiers, Courtine prouve que l’offre de surfaces flexibles et accessibles répond à une attente réelle des créateurs et des entrepreneurs locaux qui cherchent un ancrage solide pour passer du travail à domicile à un bureau officiel au cœur d’un écosystème dynamique.
Cette dynamique de laboratoire se prolonge avec le LiiEN (Lieu d’Innovation et d’Expérimentation), dont le chantier d’aménagement est prévu pour le printemps 2026. Ce pôle dédié à l’intelligence artificielle frugale et à la transition écologique transformera un espace de 110 m² en un terrain d’expérimentation unique. Le projet vise à fédérer les entreprises et les acteurs publics autour de solutions numériques sobres, tout en proposant des ateliers et des hackathons pour réduire les fractures technologiques. En travaillant sur des sujets comme l’IA pour les collectivités, le LiiEN devient un pilier de formation essentiel pour les acteurs du territoire, renforçant l’identité du Mont d’Est comme un quartier de la première chance et de l’innovation durable.
Le Château incarne quant à lui une ambition de réhabilitation exemplaire. Pour Margot Le Bian et Linda Bercot, d’EpaMarne, ce bâtiment emblématique doit servir de signal pour le renouvellement du parc tertiaire. Le choix d’une restructuration lourde plutôt que d’une démolition-reconstruction témoigne de la sensibilité environnementale et d’une volonté de conserver l’âme architecturale du lieu.
L’année 2026 s’ouvre sur une phase opérationnelle déterminante avec une rencontre sur site des opérateurs d’urbanisme transitoire intéressés en janvier et la désignation du lauréat de l’Appel à Manifestation d’Intérêt en février. Dans le cadre de son occupation temporaire, le Château deviendra un symbole de mixité, accueillant 6 000 m² dédiés aux industries culturelles, créatives et à l’artisanat, créant un parcours de croissance pour les entreprises du territoire.
Toute cette transformation s’appuie sur un dialogue constant avec celles et ceux qui vivent le quartier. La concertation menée tout au long de l’année écoulée a permis de (re)cueillir une parole précieuse pour ajuster les projets aux besoins réels. La dynamique du Club Destination Mont d’Est, qui s’est réuni le 20 janvier dernier, illustre cette volonté de construire une ville plus juste et plus partagée. Ainsi, le Mont d’Est se métamorphose avec vous, (re)construisant jour après jour le cœur de votre quotidien.
Le Mont d’Est (re)trouve également ses racines grâce à la Ferme Urbaine, un projet de 5 000 m² qui transforme la dalle minérale en un véritable écosystème maraîcher. Grégory Shepard, qui pilote cette exploitation, souligne que l’année 2025 a été celle de la preuve technique : plus de 2 tonnes de légumes ont déjà été produites sur les 700 m² actuellement cultivés. Bien plus qu’une simple zone de production, ce site s’affirme comme un levier de solidarité territoriale, redistribuant ses récoltes aux Restos du Cœur et aux épiceries locales, tout en fournissant les kiosques éphémères du quartier durant l’été.
L’ambition pour 2026 est de franchir une nouvelle étape dans l’ouverture au public. Après avoir testé avec succès des formats de visites scolaires et des ateliers de dégustation, la ferme s’apprête à consolider son offre de restauration pour devenir une destination quotidienne pour les salariés et les habitants. En associant production locale, biodiversité et pédagogie, ce lieu totem démontre que le Mont d’Est sait (re)penser ses espaces vacants pour en faire des sanctuaires de fraîcheur et de lien social, parfaitement intégrés dans le parcours de transformation du quartier.